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Les 390 000 professionnels québécois méritent l’attention du prochain gouvernement – Le CIQ réclame un ministre à temps plein

12 juillet 2018

À l’approche de la campagne électorale provinciale, le Conseil interprofessionnel du Québec (CIQ) demande aux différents partis politiques de s’engager à nommer un ministre qui sera responsable à temps plein de l’application des lois professionnelles et du système professionnel dans son ensemble. Cette charge est actuellement assumée par la ministre de la Justice.

« Avec ses 800 règlements, ses 26 lois professionnelles, ses 46 ordres professionnels réglementant 54 professions et avec plus de 390 000 professionnelles et professionnels, le système professionnel québécois représente en soi un défi majeur de coordination et de supervision », a affirmé
Mme Gyslaine Desrosiers, présidente du CIQ.

« Selon nous, cet important mandat ne peut être réalisé pleinement s’il incombe à la même personne qui sera responsable de tous les chantiers importants que connaîtra le ministère de la Justice ces prochaines années », a-t-elle ajouté.

Cette nomination assurerait une plus grande cohérence de l’action gouvernementale puisque les ordres professionnels traitent régulièrement avec une dizaine de ministères et accélérerait la mise à jour continue du cadre légal et réglementaire du système professionnel, un enjeu d’importance rarement priorisé.

Des priorités pour les professions réglementées

Cette demande, comme les autres propositions prioritaires du CIQ, a été formulée dans une lettre acheminée aux quatre principaux partis politiques québécois. En prenant part à la conversation publique, le Conseil désire attirer l’attention du futur gouvernement sur les enjeux majeurs que rencontrent actuellement les ordres professionnels dans leur fonction de protection du public québécois.

Mme Gyslaine Desrosiers a ajouté que : « L’environnement socio-économique se transforme et exige une évolution des pratiques professionnelles. L’intégration des professionnels immigrants, le développement scientifique, les accords commerciaux, la révolution numérique constituent autant de défis pour les ordres qui doivent s’assurer que les professionnels québécois ont les compétences requises. Ainsi, les lois professionnelles et les règlements devront être revus en conséquence».

À cet effet, le conseil interprofessionnel du Québec recommande la mise en place d’une commission d’étude sur la révolution numérique et ses impacts sur l’avenir des professions réglementées.

Le CIQ demande également au prochain gouvernement de :

  • Financer à la hauteur des besoins l’accès aux stages et à la formation d’appoint pour les professionnels formés à l’étranger qui ne sont pas équivalents à la formation des diplômés du Québec;
  • S’inspirer du monde municipal afin de garantir aux personnes élues sur le CA et à la présidence d’un des 46 ordres de pouvoir y siéger sans risquer de perdre leur emploi;
  • S’assurer que les titres d’emploi de la fonction publique respectent le Code des professions du Québec.

À propos du Conseil interprofessionnel du Québec

Le Conseil interprofessionnel du Québec est le regroupement des 46 ordres professionnels qui comptent collectivement près de 390 000 membres, dont 61% sont des femmes, exerçant 54 professions réglementées. Il est la voix collective des ordres sur des dossiers d’intérêt commun et agit à titre d’organisme-conseil auprès du gouvernement.

Lien de consultation de la lettre envoyée aux quatre principaux partis : https://professions-quebec.org/wp-content/uploads/2018/07/CIQ_Lettre_specimen_partis_politiques_vf.pdf

Renseignements :
David Juneau, conseiller principal en communications et affaires publiques
Cellulaire : 514-625-8894
Téléphone : 514-288-3574 p. 224
djuneau@professions-quebec.org

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