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« Grande rencontre » sur l’intégration professionnelle des immigrants – Le Conseil interprofessionnel du Québec réclame du financement pour les stages et les formations d’appoint

12 octobre 2017

MONTRÉAL, le 12 octobre 2017 -Le premier ministre Philippe Couillard a convié aujourd’hui plusieurs ministres ainsi que les ordres professionnels du Québec à une « Grande rencontre » de concertation qui vise à faciliter l’intégration des immigrants aux professions réglementées, un important enjeu de société. Si cette initiative doit être saluée, il faut surtout souhaiter qu’elle génère des actions concrètes. Parmi les actions réclamées par le Conseil interprofessionnel du Québec, mentionnons, au premier chef, l’accès à des stages ou à des formations d’appoint dont le manque constitue un véritable frein à l’intégration professionnelle des immigrants.

« Chaque année, 1 500 demandeurs obtiennent une équivalence partielle qui requiert un stage ou un complément de formation. C’est là le cœur du défi, car les stages sont sous la responsabilité des employeurs, privés ou publics, qui souvent n’ont pas les ressources ou ne voient pas l’intérêt d’engager des dépenses pour former des stagiaires, surtout quand ils ne sont pas en pénurie de main-d’œuvre » a déclaré madame Gyslaine Desrosiers, présidente du Conseil interprofessionnel du Québec (CIQ), organisme qui réunit les 46 ordres du Québec.

Urgence d’agir

Le CIQ réclame en urgence un programme de financement des stages et des compléments de formation dont l’offre est actuellement trop limitée, tant dans les universités que dans les cégeps. De plus, afin de remédier à la crise de finances personnelles que vivent les demandeurs durant la période d’analyse de leur dossier, une nouvelle capitalisation du programme ACEM (Association communautaire d’emprunt de Montréal) et l’aide de Québec sont requises.

Environ 1000 personnes par an se découragent et décrochent de leur ambition d’obtenir un titre professionnel. Le gouvernement devra pallier la situation et cibler le financement des stages et des formations d’appoint comme une priorité immédiate. « Le Québec est fier de ses professionnels de réputation mondiale. Si on ne peut abaisser les normes d’admission aux professions, on pourrait toutefois grandement faciliter leur atteinte pour les nouveaux arrivants. Il y a urgence d’agir pour ces milliers de personnes qui ont été invitées à contribuer à la vie du Québec et qui ont beaucoup à offrir » a conclu Gyslaine Desrosiers.

À propos du Conseil interprofessionnel
Le Conseil interprofessionnel du Québec regroupe les 46 ordres professionnels qui comptent, au total, plus de 385 000 membres. Il est la voix collective des ordres sur des dossiers d’intérêt commun et agit à titre d’organisme-conseil auprès du gouvernement.

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