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Politique nationale d’architecture : l’Ordre des architectes lance une conversation publique

5 juin 2017

Au début du printemps, l’Ordre des architectes du Québec (OAQ) lançait une vaste consultation publique, en partenariat avec l’Institut du Nouveau monde (INM), dans le but d’approfondir la réflexion entourant une future politique nationale de l’architecture pour le Québec, ambitieux projet que l’Ordre soutient depuis trois ans déjà.

Des politiques sur l’architecture existent déjà dans de nombreux pays européens comme les Pays-Bas, la Norvège et l’Écosse, qui met de l’avant les rôles économique, social, culturel et environnemental d’une bonne architecture.

On ne peut plus convaincue des bénéfices d’une telle politique pour l’ensemble de la province, Nathalie Dion, présidente de l’Ordre, croit que cette politique pourrait revêtir l’aspect d’un guide pour améliorer le cadre bâti et la qualité de vie des citoyens. « Nous nous doterions ainsi d’une vision commune afin d’harmoniser nos lois, nos règlements et nos façons de faire, explique-t-elle. Une politique nous assurerait que nos bâtiments répondent durablement aux défis auxquels fait face notre société, que ce soit les changements climatiques, le vieillissement de la population, la cohésion des communautés ou la préservation du patrimoine. »

Et qui dit plusieurs défis dit nécessité d’ouvrir le dialogue avec les différents acteurs touchés de près ou de loin par un tel projet.

Ouvrir le dialogue pour mieux protéger le public

Ainsi, en organisant la Conversation publique sur une politique nationale de l’architecture pour le Québec dans 13 villes de la province, l’Ordre désirait donner la parole aux citoyens et, du même coup, les sensibiliser aux enjeux architecturaux.

Le fait est que ces enjeux impactent directement la qualité de vie de la population au sein d’une société. Selon Mme Dion, mettre en lumière les enjeux architecturaux et faire un travail un niveau de la sensibilisation citoyenne fait donc également partie de la mission de protection du public qui incombe à l’OAQ.

« L’OAQ avait cette volonté de créer des ponts entre les architectes, les professionnels de l’aménagement et les citoyens », ajoute Julie Caron-Malenfant, directrice générale de l’INM.

Étalement urbain, villes conçues pour les voitures, exploitation du territoire tant urbain que rural sont toutes autant de préoccupations citoyennes qui ont émergé de la conversation publique. Mme Dion note avec justesse qu’elles font prendre conscience de l’étendu de l’impact de l’architecture sur les habitudes, la santé, le confort, les déplacements, les goûts, le sentiment d’appartenance à un lieu de toute une société.

Engager les décideurs

S’il ne fait aucun doute que le dialogue va bon train, se munir d’une politique nationale de l’architecture requiert une volonté et un engagement de fer de la part du gouvernement. D’ailleurs, la consultation visait également à attirer son attention sur cet enjeu.

Outre l’enthousiasme que suscite l’élaboration d’une politique nationale de l’architecture chez la population, la bonne nouvelle est que le monde municipal est proactif à ce niveau : 23 municipalités, dont Québec, Laval et Gatineau, de même que de 10 arrondissements montréalais, appuient déjà le projet.

La conversation publique sur une politique nationale de architecture pour le Québec se terminera le 6 juin, à Gatineau.  Les prochaines étapes pour l’OAQ consisteront à l’analyse des avis recueillis au cours de la tournée régionale et dans les discussions sur le forum en ligne. Puis, le 28 septembre 2017, l’Ordre et les acteurs du milieu tiendront un Forum national la politique nationale de l’architecture à Montréal. Enfin, l’Ordre déposera ses recommandations finales au gouvernement du Québec sous la forme d’un mémoire au cours de l’hiver prochain.

Plus d’informations au sujet de la conversation publique sur une politique nationale de l’architecture pour le Québec ici.

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